Le métier de correcteur

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Le relecteur-correcteur est l’un des premiers à posséder le manuscrit de l’auteur. Son rôle est de le corriger à la perfection en respectant de nombreuses conventions. Il est amené à vérifier la cohérence du texte et assure parfois sa mise en page.

Corriger un texte, ce n’est pas le survoler en espérant repérer d’éventuelles bévues. Si c’était le cas, d’aucuns pourraient se prétendre correcteurs. Il est avant tout nécessaire de faire preuve d’une rigueur proche du perfectionnisme. Les erreurs sont souvent si subtiles qu’il faut savoir où les chercher. Pour cela, il est fondamental de maîtriser les règles d’orthographe, de grammaire (syntaxe, conjugaison, etc.) mais aussi de typographie (caractères, utilisation des majuscules, des tirets, etc.).

Pour autant, ces connaissances ne suffisent pas. Certaines qualités sont requises telles la patience, la curiosité et la prudence. En effet, le correcteur doit être capable de se questionner, se documenter et s’informer en permanence. Douter de ses connaissances et les vérifier est le meilleur moyen d’éviter les erreurs. De plus, il doit s’adapter aux textes qui lui sont soumis, ce qui l’oblige à faire des recherches et à s’approprier un nouveau vocabulaire.

 Les formations

Il n’existe pas de cursus officiel pour devenir correcteur. Le CEC, Centre d’écriture et de communication, propose des cours ainsi qu’une formation par correspondance. Formacom, créée par le Syndicat des correcteurs, a également mis en place une formation de six mois, accessible à la suite de tests sélectifs. Il est à noter que ces formations ne sont pas gratuites (jusqu’à 10 000 euros pour 780 heures de cours au Formacom) et qu’elles ne suffisent pas pour devenir un bon correcteur. De réelles compétences s’acquièrent à force d’expérience et de travail.

 

 

5 Comments

  1. felk |

    bonjour,

    je souhaiterai débuter dans la profession, mais n’ai aucune notion en terme de rémunération. On vient de me soumettre un texte de 101 865 caractères, un texte traduit de l’Arabe au Français, je souhaiterai savoir pour une telle prestation quel tarifs dois-je exiger de la maison d’édition pour une relecture, une correction et une éventuelle réécriture.

    Mes remerciements,

    Mme Aarayzou felk

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  2. Laurence SAIVET |

    Bonjour, et bravo pour votre site !
    Je le trouve très esthétique, clair, agréable à lire, bien informé. C’est un vrai plaisir !

    Pour ma part, j’ai suivi une formation Correction avec l’Emi-Cfd, d’octobre 2012 à juillet 2013. J’y ai ajouté la Lecture rapide avec la Cegos, puis InDesign avec Emi-Cfd, suivi de Principes de la réécriture avec les mêmes. Je vais approfondir les Bases de la stylistique en septembre(toujours avec l’Emi-Cfd) et pense démarrer ensuite, sur de petits documents…

    Auriez-vous quelques conseils à partager, avec une novice ?
    Je vous en serais très reconnaissante.

    En vous souhaitant une très belle continuation,
    Bien cordialement

    Laurence

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    • frey |

      Bonjour, est il possible de vous joindre pour quelques questions concernant l’emi, je passe le test en decembre. D’avance merci

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    • Lea |

      Bonjour Laurence.
      J’envisage de suivre la formation à distance Correcteur de l’EMI CFD.
      Je cherche désespérément des avis de personnes qui l’ont suivie.
      Qu’en as-tu pensé ?
      Merci et désolée pour cette question !

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  3. ano |

    La formation de l’ÉMI est une « formation au rabais », selon les mots mêmes d’un des formateurs qui y enseignent. C’est de toute façon une formation trop courte pour être sérieuse. Cela dit, c’est toujours mieux que le CÉC.

    D’après l’intervention de Laurence, on peut voir que l’ÉMI (de même sur le CÉC) n’inclut pas la typographie dans sa formation, ce qui est remarquable pour une formation au métier de correcteur.

    Il faut être clair : il n’existe plus en France de formation un tant soit peu digne de ce nom au métier de correcteur ; c’est, pour le moins, regrettable.

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